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La bande dessinée, un art créatif dès le plus jeune âge

La bande dessinée se destine à tous les âges. Pas besoin de savoir lire pour profiter de sa première bande dessinée dès le plus jeune âge. Il suffit d’en détourner l’usage pour mettre son enfant au cœur de l’histoire en le faisant participer à la création de sa propre B.D.

Définir le cadre

Pas besoin d’être un grand dessinateur pour créer une bande dessinée. Evidemment il faut déjà un certain niveau pour espérer voir ses créations publiées pour le grand public. Mais si vous voulez développer votre imagination et votre créativité et celles de vos enfants, voici quelques idées facilement accessibles.

Cherchez sur google « créer sa bande dessinée » ou « coloriage bande dessinée » et vous trouverez des tas de sources d’inspiration. Des planches en noir et blanc sont disponibles pour pouvoir les colorier. Si vous êtes en panne d’inspiration ce sera déjà un bon début.

Et si vous souhaitez aller plus loin vous trouverez également des bulles vides avec les textes à recréer. Ou même les dessins manquants : dans ce cas seul les cadres vous guident et vous être libre de tout recréer. De quoi s’occuper durant quelques heures !

Un loisir qui s’adapte selon l’âge

Votre niveau de créativité n’est pas le seul a rentrer en jeu dans l’histoire. Si vous voulez occuper votre enfant avec un loisir créatif et l’éloigner des écrans, rien de plus efficace qu’un coloriage.

Et si en plus vous associez cela à la passion de la bande dessinée, vous pourrez développer également son envie de lecture. Mais ce que vous allez lui demander de réaliser doit être adapté à son âge. Pas question de demander à un enfant qui sait tout juste tenir son crayon d’écrire des textes dans des bulles. Vous ne captiverez pas longtemps un pré-ado avec 2-3 personnages à colorier non plus.

A vous d’adapter la complexité de l’exercice en fonction de l’âge de vos enfants et de leur intérêt à la chose.

De 2 à 4 ans

Un enfant en bas âge n’est en général pas capable de tenir de longue phase de concentration. Demandez-lui de colorier toute une page de bande dessinée risque de l’effrayer, de le décourager ou de l’ennuyer.

Il faut commencer petit. Limitez l’exercice sur une dizaine de minutes avec seulement quelques crayons de couleurs différents. Pour démarrer n’achetez peut être pas tout un cahier de coloriage avant de savoir s’il va accrocher. Songez plutôt à vous munir d’une petite imprimante thermique comme la Peripage pour imprimer des coloriages de petite taille.

En utilisant l’application dédiée à l’imprimante, vous pouvez imprimer à partir d’une photo ou d’une image trouvée sur internet et la sortir sur du papier de la largeur d’un rouleau de ticket de carte bleu. L’absence d’encre permet d’atteindre un coût d’impression très faible, ce qui rend l’imprimante Peripage idéale pour ce type de loisir.

De 5 à 7 ans

bd enfants

Au-delà de 4 ans votre enfant pourra commencer à créer son propre univers. Imprimer une ou plusieurs planches de B.D. lui permettra de lier l’ensemble des cases entre elles. Vous pourrez varier les outils pour colorier – feutres, crayons, peinture, aquarelle, etc. – et même apporter des détails supplémentaires au dessin d’origine.

Au-delà de 7 ans

A partir de 7 ans ou même parfois avant, vous pourrez complexifier la chose. En plus de la phase de coloriage, faite lui remplir les bulles avec du texte. L’apprentissage de la lecture et de l’écriture ne sera plus un frein à son autonomie même si cette étape est réalisable plus tôt en âge avec votre aide.

De quoi commencer à développer son imaginaire, à poser par écrit les histoires que l’enfant se raconte et pourquoi pas profiter d’une bonne rigolade lors de la redécouverte de ces dessins 10 ans plus tard.
Si votre enfant est créatif vous pourrez même lui donner des cases et des bulles vides pour recréer lui-même tout un univers.

Si vous souhaitez aller plus loin, il existe de nombreuses ressources pour apprendre à créer une B.D. Pour une somme comprise entre 5 et 10€ vous trouverez des cahiers de coloriage de B.D. ou des ouvrages un peu plus poussés pour composer vous-même une bande dessinée. Vous pourrez également trouver des ouvrages pour vous apprendre tous les codes de la B.D. ou des mangas. Vous tenez peut-être une idée de cadeau idéale pour un anniversaire ou pour Noël.

Voilà les débuts d’une nouvelle passion toute tracée. Et si vos enfants n’ont pas la fibre créative qu’à cela ne tienne, il reste toujours la lecture. Et le choix en B.D., comics et autres mangas est tellement vaste que l’on ne saurait même plus par où commencer.

Quelles sont les origines de la bande dessinée en France ?

Depuis la nuit des temps, l’homme s’est toujours raconté en images. L’art principal du dessin a toujours été inspirée des peintures retrouvées dans les grottes appelées aujourd’hui “art pariétal”.

Connue sous de nombreuses appellations variées à travers le monde, la bande dessinée a évolué depuis de nombreuses décennies. Mais quand est-il de la France ? Quelle est l’histoire, l’origine de la bande dessinée en France ?

Qu’est-ce-que la bande dessinée ?

La bande dessinée a vu sa définition être différente et jusqu’à la fin des années 50, on appelait la BD des “illustrés”. Le terme “bande dessinée” est réellement apparu dans les années 1940 et proviendrait des Etats-Unis, avec le terme “comics strip”.

Par exemple, Topffer décrivit la BD comme étant « d’une nature mixte et se compose d’une série de dessins au trait, chacun de ces dessins est accompagné d’une ou deux lignes de texte. Le dessin sans ce texte n’aurait qu’une signification obscure ; le texte sans le dessin ne signifierait rien. », car dans sa conscience, il comprenait qu’il voyait là un nouveau moyen de conversation.

La définition de la bande dessinée qui retient le mieux l’attention, dans un contexte historique est celle Scott Mac Cloud qui décrit la BD comme étant des « images picturales et autres, volontairement juxtaposées en séquences, destinées à transmettre des informations et/ou à provoquer une réaction esthétique chez le lecteur ».

L’histoire de la bande dessinée en France

La bande dessinée a dans ce format tardé à s’implanter en France, car les dessinateurs dans les années 60, travaillaient encore le neuvième art par planche. En France, on voyait déjà au 20ième siècles, les caricaturistes avec humour et les pionniers de la bande dessinée, comme le Caran d’Ache.

On peut voir avec le dessinateur Christophe, dans les années 1890, les BD telles que la famille Fenouillard, le sapeur Camembert, le savant Cosinus en conservant le principe originaire de la BD, soit du texte illustré par une image, d’où le nom d’illustrés.

Ce dernier découvrit et se mit à utiliser de nouvelles techniques de cadrage telles que le panoramique, la plongée, la caméra subjective et ce bien avant la construction du langage graphique. Il est alors, l’un des pionniers de la construction du langage graphique.

Cependant, c’est dans les années 1930, que les BD ont réellement réussi à s’imposer en France, à travers les premières BD appelées comics (à cause de leur caractère comique) provenant des Etats-Unis.

Comment sont apparus les dessins animés ?

Vers la fin du XIXe siècle, tant en Europe qu’aux États-Unis, les journaux utilisaient diverses mesures incitatives pour attirer le plus grand nombre de lecteurs et ainsi contrôler le marché. La modernisation des systèmes d’impression aux États-Unis a permis d’inclure une page en couleur dans les suppléments du dimanche à partir de 1893.

C’est eux qui ont jeté les bases de la bande dessinée actuelle, avec des séries d’images consécutives pour faire vivre une histoire, l’immortalité d’un ou de plusieurs personnages tout au long de la séquence et l’intégration du texte dans l’image, avec les ballons de dialogue.

Il faut attendre 1945 pour voir apparaître des artistes tel que Paul Grimault, « le père de l’animation française ». Il crée la firme Les Gémeaux qui donna naissance à une somme incroyable de dessins animés qui eurent un énorme succès, agrémentés de scénarios inventifs signés par son ami et scénariste Jacques PREVERT.

Trois films, par leurs inventions et leur beauté vont marquer la carrière de Grimault, et l’histoire de l’animation, qui ont pour titres : Le Marchand de Notes (1943), La Flûte Magique (1946) et Le Petit Soldat (1947).

Ensuite il va continuer ses œuvres avec des long métrages et d’autres animations. La première version de son long métrage était loin de le satisfaire, il préfère ne pas en revendiquer la paternité. Il faudra donc attendre 1980, pour que le film puisse sortir dans sa version définitive, rebaptisé pour l’occasion : Le Roi et l’Oiseau, qui recevra un prix.

L’industrie du comics est en train de mourir : est-ce le signal de la fin des super-héros ?

Avec la révolution numérique qui touche le monde entier, de nombreuses industries sont devenues superflues. L’accès à des données sur le bout de vos doigts a entraîné une révolution dans de nombreux domaines. L’industrie du comics a été la plus touchée. Elle a tenté de s’adapter. Après une longue et pénible tentative de réhabilitation, l’industrie du comics a survécu à sa chute. Mais la menace n’a pas été écartée. Elle a simplement été reportée. La fin de l’industrie du comics pourrait être plus proche que vous ne le pensiez. Le déclin de l’industrie, qui est devenu un effet trop important pour être ignoré, finira par affecter le genre des superhéros et les films de superhéros que nous avons appris à aimer et à adorer.

Le Marvel Cinematic Universe, le DC extended Universe, le Venom-Verse et autres, toutes les œuvres de fiction de superhéros sont menacées. Examinons les « comment » et les « pourquoi » de cette situation difficile.

Peu importe ce que les experts du comics ont à dire contre la parole des blogueurs de YouTubers, l’état de l’industrie du comics est très mauvais. Un article récent d’un éminent magazine a déclaré que la plus grande année de développement commercial de l’industrie du comics au cours de la dernière décennie était 2018. Les représentants de l’industrie affirment que le montant des revenus générés par les ventes s’élève à la somme astronomique de 1,1 milliard de dollars.

Mais les chiffres qui ont conduit à cette croissance n’ont pas été exponentiels. Il s’agissait d’un taux de croissance graduel et minimal d’année en année. De plus, la majorité des revenus, comme l’a déclaré un important groupe de réflexion de l’industrie, ICV2, n’a pas été générée par la vente de BD de superhéros par les deux plus grands géants de l’industrie, Marvel et DC. C’est plutôt la vente de romans graphiques pour enfants qui a généré la majeure partie des revenus.

Une situation anticipée il y a des années

Un phénomène a été enregistré par les blogueurs du milieu. Ils prédisent ce scénario depuis des années. Le MCU a déclenché une révolution dans l’industrie. Pour la première fois, un éditeur de comics avait un moyen de générer de l’argent avec ses personnages protégés par des droits d’auteur autres que les flux de bandes dessinées classiques. Le cinéma était une excellente alternative. Suivant le modèle du MCU, l’objectif final de la plupart des éditeurs de BD a été de faire en sorte que leurs super-héros obtiennent un contrat de déménagement. Pour ce faire, ils doivent se concentrer davantage sur l’histoire et le développement des personnages de leurs héros vedettes.

Cette situation nuit à l’ensemble du secteur, car elle nuit à la qualité des comics mis sur le marché en rendant les numéros plus monotones et plus génériques. Pour couronner le tout, de nombreuses gammes de super-héros sont abandonnées malgré des perspectives prometteuses parce qu’elles ne font pas l’objet de contrats au cinéma ou à la télévision.

Deux changements d’ordre général affectent fortement l’industrie. Le premier est que le modèle traditionnel de « chaîne de librairies » est plat. Les chaînes de librairies et les librairies indépendantes, Amazon et d’autres magasins de vente au détail en ligne, ont déjà dépassé les magasins de comics spécialisés en Amérique du Nord. Les ventes de romans graphiques, qui s’élevaient à 635 millions de dollars en 2018, ont également dépassé les ventes traditionnelles de la presse écrite, qui s’élevaient à 360 millions de dollars US en 2018. Le déficit ne s’est creusé qu’en 2020 et il semble qu’il n’y ait aucun moyen de combler cet écart.

La deuxième raison est, comme nous l’avons déjà mentionné, que le contenu adapté aux enfants connaît un essor important dans le domaine de l’édition. La majeure partie de l’industrie de l’impression détourne ses ressources pour répondre aux besoins de cette catégorie jusqu’alors inexploitée.

Le streaming à la demande, également en cause dans cette situation

David Steinberger est le PDG du service de roman graphique numérique d’Amazon appelé Comixology. Dans une interview accordée à la Comic Con Conference de New York en 2018, il a déclaré que l’une des principales raisons pour lesquelles l’industrie du comics subit un impact négatif est l’augmentation des services de streaming à la demande. Les gens deviennent accros à la mentalité de consommation effrénée. Les comics imprimés ne peuvent pas espérer pénétrer ce marché car elles sont de nature périodique. Chaque numéro nécessite du temps, des efforts et de la patience pour être mis sur le marché.

Cela met curieusement la balle dans le camp des super-héros. Le contenu convivial est le moteur de l’industrie, avec plus de 20 % du contenu vendu dans les magasins de BD et 39 % dans les librairies étant des romans graphiques pour enfants. Les mangas représentent désormais 41 % des ventes totales de l’industrie des livres imprimés

Vous devez maintenant vous demander quelle est l’importance de la conquête absolue du domaine cinématographique par le genre des super-héros ? Les personnages de Marvel et DC font fureur dans les salles de cinéma. Il est vrai qu’il y a une domination des médias, et de ce fait la source même de l’industrie du film de superhéros, les comics, voyant une forte baisse des ventes et de la qualité, doivent être traitées comme un énorme drapeau rouge.

La raison pour laquelle de nombreux films de super-héros ont conquis le box-office est due aux arcs d’histoire à succès qui ont été publiés par Marvel et DC il y a des années. Les films de superhéros ont tendance à toujours s’appuyer sur des histoires à succès. Infinity War des Avengers du MCU est basée sur le gant d’Infini, universellement acclamé. Batman V Superman : Dawn of Justice s’inspire du très acclamé The Dark Knight Returns de Frank Miller. En l’absence de sources éprouvées, les films de superhéros devront à l’avenir s’appuyer sur des scénarios originaux de livres « non comics ». Et loa majorité des films de superhéros échoueront parce que l’intrigue expérimentale risque de ne pas plaire au public.

Dans les années 80, l’industrie du comics a connu une forte augmentation de ses revenus en raison de la popularité croissante des superhéros. Les années 1990 ont marqué une période de déclin suivie d’une forte hausse des ventes après que des films comme la série X-Men de la Fox et la trilogie Spider-Man de Sam Raimi aient conquis la planète. À l’heure actuelle, malgré le succès éclatant de Marvel Cinematic Universe et de DC Extended Universe, l’industrie n’a pas été en mesure de reproduire un phénomène similaire.

Malgré le lancement de plusieurs numéros et arcs originaux, seuls quelques-uns ont réussi à survivre aux attentes des lecteurs new age. Quelques succès aléatoires et peu fréquents comme les Dark Knights Metal and Doomsday Clock de DC, et X-Men Re-launch de Marvel ne vont pas changer l’inévitable. Des jours sombres attendent vos super-héros préférés. Profitez-en tant que ça dure.