L'histoire :
C'est le retour de Marjane Satrapi ! Dans ce quatrième volet de "Persépolis", la petite Marjane revient d'Autriche. Elle rentre en Iran, pas fâchée de revenir à la maison et de retrouver ses parents adorés. Quatre ans loin de chez soi, c'est long. Surtout quand on a vécu dans la rue, malade et isolée.
Mais en Iran, les choses ont changé. La Révolution islamique s'est installée. Au début, elle est surprise : un peu partout, des fresques murales de vingt mètres de hauteur honorent la mémoire des martyrs. Rien à voir avec l'Autriche, où les murs étaient plutôt réservés à la publicité pour les saucisses machin ou truc… Et puis, il y a le port du voile, les zélateurs de la révolution, les morts et les disparus, les contrôles d'identité et cet "air répressif" qui flotte sur le pays. Bref, ce n'est pas la joie. Marjane déprime.
Certes, à côté de ce que vient de vivre son pays, elle se dit que ses mésaventures viennoises ne sont que des "anecdotes sans importance". Mais tout de même : après tout, elle a été "tiers-mondiste", exilée, déracinée… Pour tout dire, elle aimerait bien qu'on la plaigne un peu. Mais ses proches préfèrent lui prodiguer des conseils et l'interroger sur la vie à Vienne. Ses anciennes copines ne pensent qu'à lui demander de raconter les boîtes de nuit viennoises.
Tous ces gens lui semblent terriblement vains et étroits d'esprit. Du coup, rien ne va plus. Elle essaie de se suicider mais échoue dans sa tentative - il faut dire qu'il n'est guère facile de se tuer avec un couteau à fruits… Heureusement, Marjane se reprend en main, se met à l'aérobic, tombe amoureuse, reprend ses études.
Bref, elle revit… Pour le plus grand bonheur du lecteur, qui retrouve enchanté tout le petit monde de Marjane Satrapi.