Samedi 10 mai 2008
Sur le petit marché québécois du livre où le tirage moyen d'un roman est de 1 000 exemplaires et où on commence à parler de best-seller à 5 000,
la réussite de la série Nombrils de Maryse Dubuc et Marc Delafontaine alias Delaf-Dubuc fait figure de tsunami. Dans la belle province, le tome 3 de la série,
Les Liens de l'Amitié a déjà franchi les 20 000 exemplaires et laisse en espérer au total 30 000. 20 000 exemplaires, c'est un petit quart de la diffusion totale de cet album qui selon Dupuis s'est vendu à 88 000 exemplaires depuis sa sortie il y a deux mois. La barre fatidique des 100 000 albums atteinte par les deux premiers tomes devrait également être effacée sans souci.
Ajouté à d'autres succès tel celui de
Michel Rabagliati (10 000 ex pour chacun des aventures de la série
Paul), la présence d'auteurs phares comme
Régis Loisel et
Jean-Louis Tripp, qui se sont installés à Québec et en ont fait le théâtre de leur chronique paysanne
Magasin général, il n'en fallait pas plus pour que l'on parle de bouillonnement, de renouveau, voire d'âge d'or. A voire. En attendant,
la demande d'auteurs québécois chez les éditeurs européens n'a jamais été aussi forte. Et cela aussi, c'est un signe de réussite !