Mardi 27 mai 2008
C'est en co-présidents de la future édition du Festival international de la bande dessinée que
Philippe Dupuy et Charles Berberian se rendaient à Angoulême. Une première visite depuis leur sacre en janvier dernier et l'occasion d'une première conférence de presse pour donner le ton de la
36e édition. Résumé.
Continuité. Les changements apportés ces dernières années et notamment par Zep et Trondheim satisfont pleinement les auteurs de Monsieur Jean. Pas de grosse révolution en vue donc.
Des têtes d'affiche. Sans donner de nom - c'est évidemment trop tôt - Dupuy, Berberian, mais également Benoît Mouchart, le directeur artistique du Festival promettent de grands noms et même des surprises avec des auteurs américains qui d'ordinaire refusent et d'autres de l'hémisphère sud. Si vous avez des idées ou des suggestions...
Le plein d'animations. Les dédicaces, c'est bien, à condition de ne pas en rester là . Concerts de BD, rencontres internationales, masterclasses et autres matches d'impro -
l'an dernier Dupuy et Berberian dans l'équipe des rouges de Fluide Glacial avaient affronté les bleus de Spirou dans une rencontre d'anthologie ! - sont donc plus que jamais d'actualité. Youppi !
L'amitié au cœur de l'exposition Dupuy-Berberian. La traditionnelle exposition au CNBDI consacrée à l'oeuvre du président et en l'occurrence des deux présidents est une institution. Elle célèbrera l'amitié qui unit le tandem de longue date que forme Dupuy et Berberian et reviendra en détail sur leur prolifique et éclectique production. Assurément une belle rétro en perspective.
Des lettres originales pour l'affiche 2009. Pourquoi utiliser une typo existante quand on peut en inventer une pour soi tout seul ? Grâce à une collaboration avec le typographe Pierre Di Sciullo, l'affiche 2009 devrait arborer des caractères bien à elle.
Un usage plus avancé d'internet. Soyons mauvaise langue et déclarons tout de go que ce ne pouvait pas être pire ! Y aura-t-il enfin des choses à voir et à lire sur la toile ? A priori oui mais mystère sur le quoi.
La polémique. Le Festival d'Angoulême, c'est aussi l'occasion pour les professionnels de confronter leurs points de vue sur le marché. Et là , les duettistes se font plus incisifs. Charles Berberian dénonce un étouffement semblable à celui 1985 et met en cause des éditeurs qui font du tort à la profession en surproduisant des livres qu‘ils ne lisent même pas. Philippe Dupuy renchérit en soulignant que ce sont les auteurs qui payent les pots cassés. Filons la métaphore et constatons que la vaisselle a déjà commencé à voler. Et que c'est sans doute loin d'être terminé !